La ville de Casablanca a toujours connu un manque de toilettes publiques. Même celles qui existent, sont « hygiéniquement » inutilisables.
Cela a malheureusement poussé les habitants de la métropole à trouver des solutions alternatives pour faire leurs besoins quand ils sont en dehors de chez eux. Généralement, ils se rendent dans les cafés, dans un geste devenu habituel, mis pour les « non-civilisés », l’espace public pouvait toujours faire l’affaire.
Ainsi, la Commune de Casablanca a alloué environ un milliard 408 millions de centimes pour la mise en place de plusieurs installations d’assainissement et de toilettes au niveau des 16 quartiers .
Avec le montant susmentionné, il a été décidé de construire 640 toilettes, réparties en 128 structures sanitaires dans les différents arrondissements de la capitale économique. Les chantiers ont démarré dans un premier temps au niveau des arrondissements de Sidi Belyout, Anfa, Maârif et Hay Hassani, en attendant leur généralisation.
À travers ce projet, la commune cherche à créer des installations sanitaires composées de cinq toilettes, comprenant chacune deux toilettes pour les hommes, et deux pour les femmes en attendant la construction de toilettes réservées aux personnes en situation de handicap.
Selon des informations parvenues à Hespress, la commune travaillera également à la réparation d’anciennes structures sanitaires, au niveau des arrondissements de Sidi-Belyout, Anfa, Roche-Noire et Mers-Sultan, pour répondre aux exigences des Casablancais qui se plaignent depuis longtemps du manque de toilettes publiques à la métropole, par ailleurs très fréquentée par les touristes.
Cette étape intervient à un moment où la ville de Casablanca, à travers la société «Casa Aménagement», a commencé à construire une centaine de toilettes publiques pour une enveloppe de 60 millions de dirhams, soit environ six milliards de centimes.
Une étude menée par l’École nationale de commerce et de gestion (ENCG), relevant de l’Université Ibn Tofail de Kénitra, a révélé que les femmes et les hommes attribuaient les raisons de ce déficit en toilettes à l’absence de cette culture chez la population de manière générale, tandis que d’autres l’attribuaient à un problème principalement lié à la politique publique.
L’étude a indiqué que les femmes utilisent plus les toilettes publiques. 90,5% d’entre elles les avaient précédemment utilisées, contre 79,7% des hommes. L’étude a confirmé que les hommes comme les femmes, ne se sentent pas en sécurité lorsqu’ils utilisent ces sanitaires.

